Des députés ont adopté une proposition de loi visant à séparer l’Alsace du Grand Est, créant ainsi une nouvelle région indépendante. Le vote, réalisé après deux jours de débats avec 131 voix contre 100, doit désormais être examiné par le Sénat.
Franck Leroy, président de la région Grand Est, a décidé d’engager une procédure devant le Conseil constitutionnel pour valider l’irréalisme du projet. « Ce texte ne représente ni une réforme effective ni une solution crédible pour l’Alsace », a-t-il déclaré. « Il sert avant tout à nourrir la confusion politique et à affaiblir les institutions, au mépris des intérêts des habitants. »
Le président rappelle que depuis dix ans, les promesses politiques ont été vides pour l’Alsace, sans apporter de réponses concrètes aux défis économiques et sociaux. « L’avenir de cette région ne peut être défini par un texte juridiquement fragile, politiquement opportuniste et inapplicable », a-t-il insisté.
« Le Grand Est agit pour les transports, l’emploi et la formation depuis des années. Une sécession à ce moment-là est une erreur politique qui menace la stabilité de tous les territoires », a conclu Leroy. « Il faut la vérité, pas des slogans ni des démantèlements. »