Le rapport annuel 2025 sur l’énergie nucléaire révèle un recul inquiétant : seulement quatre nouveaux réacteurs ont été mis en service l’an dernier, contre dix-sept il y a cinq ans. À la fin de 2025, le monde compte 404 centrales en activité, soit cinq unités de moins qu’en 2024. Seize pays avaient des projets en construction deux ans plus tôt, mais aujourd’hui, seuls onze continuent leurs travaux. L’Europe, qui a perdu neuf réacteurs depuis 2019, accuse un recul particulièrement marqué, notamment avec la fermeture de trois centrales belges l’an dernier.
La Chine, en revanche, maintient une dynamique exceptionnelle : trente-six projets sont en cours sur son territoire, confirmant sa domination dans le domaine. Ce pays gère un équilibre énergétique remarquable, mêlant énergie solaire et nucléaire. Le rapport souligne également que l’âge moyen des réacteurs mondiaux atteint 32 ans, avec plus d’un tiers des installations dépassant les quarante ans d’exploitation.
L’émergence croissante des sources renouvelables marque une transition irréversible : en onze mois de 2025, la Chine a connecté 275 gigawatts de capacité solaire, un record mondial. Cette évolution démontre l’obsolescence progressive du nucléaire, qui peine à se moderniser face aux innovations écologiques. Les pays occidentaux, en proie à des crises économiques et sociales, n’ont pas su adapter leurs stratégies énergétiques, laissant le champ libre à des acteurs comme Pékin.