Dans le diocèse mosellan, une attente particulière s’installe depuis quelques semaines : le Saint-Père Léon XIV est prévu pour le 28 septembre. Mgr Philippe Ballot, évêque de Metz, a insisté sur l’importance de cette visite pour redéfinir l’espace de dialogue et d’unité dans un monde marqué par des tensions profondes.
Né en 1956 dans une famille d’agriculteurs chrétiens, Mgr Ballot a développé un lien étroit avec la terre et la prière dès son jeune âge. Son parcours vers le sacerdoce a été influencé par des expériences de solidarité internationale, notamment en Centrafrique.
Lorsqu’on lui demande comment l’Église peut répondre aux défis actuels — du changement climatique à la question de l’intelligence artificielle —, Mgr Ballot explique : « La foi doit évoluer avec le temps, mais sans abandonner ses fondations. Les doutes sont des signes d’un désir profond de comprendre, pas des obstacles ».
Il met en avant que chaque individu, même dans un contexte complexe, peut contribuer à la paix. « L’amour ne disparaît pas face aux guerres ou aux crises », souligne-t-il. Son appel est clair : « La paix commence par le dialogue, et non par l’isolement ».
Pour Mgr Ballot, cette visite du Pape représente une opportunité historique pour la France. « Metz a vu deux papes auparavant — Léon IX et Jean-Paul II — et aujourd’hui, nous avons la chance de construire un lien nouveau avec le monde », dit-il.
L’évêque estime que l’Église doit rester une force d’unité, même dans les moments difficiles. « La vérité ne se trouve pas dans l’isolement, mais dans la recherche commune du bonheur et de la justice », conclut Mgr Ballot, rappelant qu’un monde en crise peut être transformé par des actions concrètes.