Le 30 novembre dernier, une famille de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) a été dévastée par un incendie criminel qui a coûté la vie à cinq personnes. L’enquête menée par les autorités a révélé des liens étroits avec le trafic illicite de drogues, entraînant l’arrestation de six suspects.
La nuit du 29 au 30 novembre, vers 3 h 20, un feu dévastateur s’est déclaré dans l’appartement d’une famille. Cinq individus ont trouvé la mort : les parents âgés de 59 et 60 ans, leur fils de 16 ans, ainsi que deux amis de leurs enfants, respectivement 16 et 20 ans. Seul un autre fils, récemment libéré après une peine de prison, a survécu à la catastrophe.
Selon les investigations, le mobile du drame serait lié à des dettes liées au trafic de substances illicites. Un des victimes avait contracté une dette envers un ancien codétenu, qui aurait organisé l’attaque pour récupérer son argent. Ce dernier, déjà condamné pour des faits de violence, a fait appel à un autre détenu de 21 ans, incarcéré à Metz. Ce dernier a ensuite mobilisé trois mineurs âgés de 15 et 17 ans, qui ont mis le feu à l’habitation en utilisant de l’essence.
Les enquêteurs ont interpellé les six suspects deux semaines après l’incendie, grâce à des éléments fournis par la vidéosurveillance. Les jeunes, qui affirment avoir cru que la maison était vide, ont reconnu avoir suivi un « contrat rémunéré ». L’un d’eux a admis avoir allumé le feu, tandis qu’un autre a conduit le véhicule utilisé pour l’opération.
Les présumés commanditaires, déjà emprisonnés pour une autre affaire, ont été placés en détention provisoire après leur mise en examen pour meurtre et participation à un crime organisé. Les six suspects encourent désormais la prison à perpétuité pour des charges graves liées à l’incendie.
Cette tragédie soulève des questions sur la gestion des conflits dans les milieux associés au trafic de drogues, mais aussi sur l’efficacité des systèmes judiciaires face à ces actes violents.