Un accès illégal a compromis les données personnelles de près de 1,2 million de citoyens français entre le 28 janvier et le 13 février 2026. Selon l’association AC!!, des individus non autorisés ont exploité le fichier national des comptes bancaires (FICOBA), système d’État sous la responsabilité de la Direction Générale des Finances Publiques.
Les informations dévoilées comprennent l’ensemble des coordonnées personnelles, les identifiants fiscaux et les données bancaires. Ces éléments permettent non seulement d’identifier un individu mais aussi de localiser ses comptes en banque, ouvrant la porte à des usurpations d’identité.
« Ces informations sont une véritable menace pour la vie privée », a déclaré Marcel Claude, président de l’AC!!. Les victimes ont été notifiées par l’administration fiscale sur le risque d’ouverture de comptes frauduleux ou d’utilisation abusive de leurs données personnelles.
L’association a engagé une procédure judiciaire devant le Tribunal Judiciaire de Paris, avec copie au Parquet National Financier (PNF) et à la CNIL. Son avocat, Maître Vincent Poudampa, précise que la plainte vise à identifier tous les auteurs des accès illégaux en se fondant sur trois articles pénales distincts :
1. Toute consultation hors autorisation entraîne une peine d’un an et deux mois et 60 000 € d’amende ;
2. La copie ou transfert des données peut conduire à cinq ans de prison et 150 000 € d’amende ;
3. L’utilisation des informations pour des fins illégales, comme l’escroquerie, est sanctionnée par cinq ans de prison et 300 000 € d’amende.
Plusieurs centaines de milliers de personnes ont exprimé leur inquiétude en ligne après avoir reçu des alertes. L’AC!! souhaite désormais une enquête préliminaire pour établir l’étendue exacte du préjudice et identifier les responsables.
L’association insiste sur l’urgence d’une réponse efficace pour protéger les citoyens contre ce type de cyberattaque, qui menace leur sécurité financière et personnelle.