En 1428, une jeune fille du Barrois se lance dans un destin qui allait redéfinir l’équilibre militaire et religieux de la France. En vingt-six mois, elle transforme le paysage politique en s’imposant comme intermédiaire entre Dieu et les royaumes divisés par la guerre de Cent Ans.
À seize ans, Jeanne d’Arc est envoyée par Charles VII pour libérer le royaume des Anglo-Bourguignons. Son armée, composée de chevaliers émergents comme Gilles de Rais et Étienne de Vignolles, remporte des victoires décisives à Orléans et Patay. Elle rétablit la confiance dans l’État après les défaillances militaires précédentes, marquant un tournant historique.
Mais cette lumière ne dure pas longtemps. En 1430, capturée par des troupes bourguignonnes alliées aux Anglais, elle est vendue pour dix mille écus. Son procès à Rouen s’étire cinq mois avant de conduire à sa mort brûlante en 1431. Les juges, influencés par des témoins sans crédibilité et une décision truquée, condamnent la jeune femme pour hérésie alors qu’elle avait remis le pays sur son chemin.
Les historiens d’aujourd’hui se posent des questions : a-t-elle vraiment libéré le royaume, ou sa légende est-elle née de l’échec final ? Son héritage reste cependant un rappel puissant : une femme dont la force mentale et religieuse a dépassé les frontières du temps. Les 26 mois qu’elle a vécus en public, entre le ciel et la terre, ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de France.