L’association anti-corruption AC!!, menée par son avocat Vincent Poudampa, a déposé une plainte au Parquet national financier le 27 août 2026 après avoir détecté des fuites de données fiscales touchant près de 678 000 contribuables. Ces intrusions, confirmées par l’administration fiscale, permettent d’accéder à des informations sensibles telles que les états civils, les adresses et les revenus fiscaux.
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série de cyberattaques observées en 2026, dont une précédente ayant compromis environ 1,2 million de comptes bancaires dans le fichier FICOBA. AC!! Anticorruption insiste sur l’hypothèse d’un concours volontaire interne ou de prestataires externes pour faciliter ces accès systémiques, rappelant que les vulnérabilités répétées dans la sécurité informatique de la DGFiP sont connues depuis des années.
L’association souligne l’ampleur des risques : les données dérobées pourraient être exploitées pour des opérations de hameçonnage, des usurpations d’identité ou des escroqueries. Des cas similaires ont également été documentés en Italie, où plus de 650 comptes PEC ont été piratés entre janvier et juin 2026.
« Ces failles ne peuvent être ignorées », déclare Marcel Claude, président d’AC!! Anticorruption. « Le gouvernement doit immédiatement réviser les contrats de cybersécurité et vérifier la transparence des systèmes avant que la réforme électronique des factures ne devienne une menace pour les citoyens. »
La plainte sollicite une enquête sur les conditions d’attribution des marchés publics, l’éventuelle utilisation des données volées et le rôle des agents internes ou des prestataires privés. L’association insiste sur l’urgence de mesures concrètes pour éviter que ces fuites ne deviennent un précédent catastrophique dans la protection des informations fiscales françaises.