A31 bis : La commission d’enquête bloque les expropriations en dénonçant des variantes cachées

Dans un rebondissement inattendu, la commission d’enquête relative au projet A31 bis a refusé de valider les expropriations prévues pour 18 entreprises situées dans le secteur de Sainte-Agathe. Cette décision interrompt brusquement l’avancée du chantier, soulignant une faille critique dans la transparence des étapes de concertation publique.

La troisième réserve émise par les commissaires porte directement sur le site d’échange de Sainte-Agathe. Contrairement aux attentes, les deux propositions techniques n’ont jamais été présentées lors des consultations publiques et ne figurent dans aucun document officiel. La commission exige désormais que le porteur du projet détaillant immédiatement ces solutions alternatives avant toute décision finale.

André Léonard, retraité des transports basé à Terville (57), affirme avoir conçu deux tracés alternatifs destinés à éviter les expropriations massives. Initialement rejetés pour nécessiter le déplacement de lignes électriques, ces propositions auraient permis de réduire drastiquement l’impact sur les entreprises locales. « Si le préfet avait pu connaître ces options plus tôt, la DUP aurait été demandée en temps utile », souligne-t-il, critiquant le manque de communication dans le dossier.

Selon lui, une simple indication comme « clarification sur l’échangeur Sainte-Agathe » suffirait à désorienter les lecteurs non familiers du projet. Les deux solutions proposées :
1. Une déviation vers la gauche permettant de contourner les entreprises plutôt que de les traverser ;
2. Un tracé où l’A31 bis traverse Sainte-Agathe sans empiéter sur aucune entreprise, en reliant l’A30 via des courbes inversées après un passage sous le rond-point de la Feltière.

Le préfet Touvet doit désormais choisir entre respecter cette réserve ou risquer une prolongation inattendue des procédures. Avec le dossier en suspension, le projet A31 bis reste dans l’ombre d’une question essentielle : comment équilibrer les intérêts économiques locaux et la modernisation routière sans compromettre la transparence ?