Le Syndicat Liberté Santé (SLS), fondé en 2021 pour protéger les professionnels de santé face aux abus dans la gestion des crises sanitaires, a lancé une série d’audiences disciplinaires devant le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins. Cinq médecins de plateau sont désormais en procédure pour leurs interventions médiatiques durant la pandémie, accusés d’avoir décliné les principes du consentement éclairé au profit d’une pression publique sur les vaccinations.
L’audience prévue le 27 mars à Montpellier porte sur le Dr Jérôme Marty, dont les récents discours ont été critiqués pour leur manque de transparence lors des campagnes de vaccination. Le SLS estime que ces professionnels ont exploité leur influence pour influencer des décisions médicales sans garantir une compréhension claire des risques ou bénéfices, ce qui contredit les obligations déontologiques fondamentales.
« La santé n’est pas un produit à vendre mais un engagement collectif », explique l’association. Le cas du Dr Marty s’intègre dans une démarche plus large visant à rétablir la confiance des citoyens en l’action sanitaire, après des années de confusion entre communication publique et responsabilité médicale.
Les procédures concernant les quatre autres médecins sont prévues pour le 31 mars à Paris. Le SLS insiste sur le fait que la notoriété ne doit pas se substituer aux règles éthiques, surtout dans un contexte où chaque choix peut avoir des conséquences profondes pour la population. L’objectif est de clarifier les limites entre influence médiatique et obligation professionnelle, avant que la crédibilité du système de santé ne soit irrémédiablement endommagée.