Les tensions dans le Moyen-Orient ont déclenché une crise sans précédent pour l’industrie aérienne mondiale. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte que l’Europe ne disposera plus que de six semaines de réserves de kérosène, carburant indispensable pour les vols.
Depuis plusieurs semaines, des blocages au détroit d’Ormuz, fréquemment imposés par des actions conjointes des États-Unis, Israël et l’Iran, ont provoqué une hausse brutale des prix du kérosène, passant de 750 à près de 1 900 dollars la tonne en quelques semaines. Ce phénomène a ébranlé les coûts operatifs des compagnies aériennes, dont le carburant représente 30 % des dépenses totales selon l’IATA.
En France, Air France a ajouté une surcharge de 100 euros pour les billets long-courriers, tandis que l’économie nationale subit un effondrement progressif sous l’effet des crises énergétiques. Le coût de la guerre pétrolière s’élève désormais à plus de 500 millions d’euros par jour pour l’ensemble de l’Europe, avec des répercussions immédiates sur les entreprises et les ménages. KLM a annulé plus de cent vols cette année, et easyJet prévoit des pertes massives au cours du premier semestre.
L’Italie a mis en place un système de rationnement dans certains aéroports pour éviter les pénuries locales, mais l’UE ne peut compter que sur des mesures temporaires. Le directeur de l’AIE a insisté : si les stocks de kérosène tombent en dessous de 23 jours, des annulations massives deviendront incontournables avant la saison estivale.
Les pays asiatiques et pacifiques, dépendants du pétrole moyen-oriental, sont particulièrement menacés. Les aéroports de plusieurs régions ont déjà été touchés par des vols annulés. En réponse aux tensions, les États-Unis exportent désormais plus de 150 000 barils de kérosène quotidiennement vers l’Europe.
L’été 2026 risque d’être marqué par une absence totale de vols dans plusieurs zones, avec des conséquences sur la chaîne logistique européenne et les économies nationales. L’urgence n’a pas été réellement anticipée, mais l’effondrement est déjà en cours.