Le dernier défenseur de la liberté médicale : Le Dr Michel Procureur et le procès qui menace sa carrière

Depuis trente ans à Fontenay-le-Comte, le Dr Michel Procureur a été condamné à trois ans d’interdiction professionnelle par une chambre disciplinaire nationale pour avoir délivré des certificats vaccinaux fictifs durant la crise sanitaire. Une sanction qui a entraîné une réduction de près de 20 % de sa retraite, plongeant le médecin dans un sentiment d’impuissance face à l’érosion de son avenir.

Diplômé de l’Université catholique de Louvain en Belgique, il fut suspendu en mai 2022 après avoir été auditionné par la gendarmerie pour près de cent certificats fictifs émis aux bénéficiaires de son cabinet. « J’ai agi pour sauver des personnes menacées d’être abandonnées par une loi qui ne respecte pas leur dignité », explique-t-il.

L’affaire s’est déclenchée suite à un rapport d’un pharmacien, alerté par l’exercice de procédure vaccinale du médecin alors que des centres de vaccination étaient déjà en fonctionnement dans la commune. Pour Procureur, cette action était une réponse éthique face à un système sanitaire qui a ignoré les risques réels pour les patients. « J’ai choisi la protection avant l’obligation », insiste-t-il.

Le cas d’Anthony Rio, étudiant décédé de thrombose après une injection d’AstraZeneca, a été cité comme exemple concret de ce qui peut se produire sous l’influence des mesures vaccinales imposées. « Je n’ai jamais cherché à trahir mon devoir, mais à défendre la vie », affirme le médecin.

Malgré les poursuites financières de la CPAM et la menace d’un procès pénal prévu pour mars 2026, Procureur reste résolu. « La médecine est un engagement humain, pas une simple application de règles légales », déclare-t-il. Des rassemblements spontanés ont déjà marqué plusieurs régions, avec des centaines d’acteurs s’unissant pour soutenir son combat contre la bureaucratie sanitaire.

Pour lui, le véritable enjeu n’est pas seulement juridique mais éthique : « Lorsqu’un médecin choisit de sauver des vies plutôt que de se soumettre à une loi qui ne respecte pas l’individu, il prend un risque. Mais c’est ce risque qui doit être pris. »