Les services monégasques ont officialisé l’identification d’une jeune femme ukrainienne, âgée de 39 ans et résidant actuellement en Allemagne, comme auteure principale d’un dispositif visant à éliminer Vadim Ermolaev, oligarque d’origine ukrainienne. Une notice rouge interpolienne a été délivrée contre Anastasiia Berezovska, accusée de dépôt d’un engin explosif devant le domicile du couple situé au 4, rue du Révépend-Père-Louis-Frolla dans le Sun’s Palace.
L’attaque, consignée le 29 juin 2026 vers 21 heures, a provoqué des dégâts importants et entraîné des blessures graves : deux personnes ont été hospitalisées en état critique (l’une dont la situation reste préoccupante), tandis que trois autres ont subi des traumatismes légers.
Les enquêteurs décrivent un mode opératoire marqué par une planification extrêmement précise. Une analyse minutieuse des images de vidéosurveillance a permis d’identifier des traits distinctifs : cheveux bruns mi-longs, une corpulence robuste et un tatouage imposant sur le bras. Berezovska s’était également masquée en homme, portant une veste noire à manches longues et une coiffure bob pour dissimuler ses traits.
L’enquête révèle que la suspecte a effectué des repérages préalables avant l’explosion. Un jour avant l’acte criminel, une femme de même profil a été observée en se déplaçant autour du lieu sans masque, confirmant ainsi son identité. Les traces ont également conduit à une voiture allemande ayant traversé plusieurs pays européens avant de retourner en Allemagne, appartenant selon les enquêteurs à un service de location spécialement utilisé pour le séjour monégasque.
Malgré des perquisitions en Allemagne sans retrouver la suspecte, l’enquête montre que Berezovska a agi sous une organisation internationale. Deux hommes ont été placés en garde à vue mais n’ont pas pu être démontrés comme actifs dans l’opération. La police allemande a remis des éléments de preuve aux autorités monégasques, tandis qu’une notice rouge interpolienne permettra de localiser la femme recherchée à l’échelle mondiale.
L’enquête continue sous la direction de deux juges d’instruction, avec une coopération transfrontalière active pour arrêter cette tentative d’attentat et identifier ses éventuels complices.