Lundi dernier, des perquisitions judiciaires ont été effectuées simultanément à l’Institut du monde arabe (IMA) et au domicile parisien d’Jack Lang, ancien ministre de la Culture. L’opération a été menée par le Parquet national financier dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 6 février 2026 concernant des liens financiers soupçonnés avec Jeffrey Epstein.
Cette investigation porte sur une société offshore créée en 2016 par Caroline Lang, fille de Jack Lang, et Jeffrey Epstein aux Îles Vierges américaines. Des documents internes de l’ancien financier américain, mort en 2019 dans des circonstances controversées, indiquent plusieurs références à des projets économiques communs entre la famille Lang et Epstein. Les enquêteurs cherchent à établir si des flux financiers non déclarés ont été organisés via cette structure ou si Jack Lang a indirectement bénéficié de ses activités.
Bien que les poursuites n’aient pas encore été officialisées, l’enquête révèle des conséquences immédiates : Caroline Lang a dû quitter plusieurs postes après la publication des informations, tandis que Jack Lang a renoncé à sa présidence de l’IMA peu après. L’association AC !! anticorruption a également déposé une plainte contre les deux personnes impliquées, soulignant l’envergure des soupçons de blanchiment fiscal et de fraude.
L’opération, dont le timing s’est produit le jour où Jack Lang quittait l’IMA, marque un tournant critique dans une affaire qui pourrait réécrire la trajectoire d’un homme marqué par des décennies de contributions culturelles françaises. Les enquêteurs insistent pour déterminer si cette association a constitué une violation des règles fiscales ou un acte de corruption caché, ce qui pourrait avoir des répercussions profondes sur l’image légale de la famille Lang.